Onze personnes sont mortes dimanche dans le crash d'un avion civil lors d'un baptême de parachutisme près de l'aérodrome de Nancy-Essey, a annoncé le préfet de Meurthe-et-Moselle. Il s'agit d'un des accidents d'aviation légère les plus meurtriers en France.
Les victimes sont cinq moniteurs, cinq élèves et le pilote de l'appareil, a détaillé lors d'une conférence de presse le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, qui s'est rendu sur place à Tomblaine. Les élèves étaient un groupe d'infirmiers libéraux selon une source proche du dossier.
L'avion, de type Pilatus selon son immatriculation allemande, avait décollé de Nancy-Essey. Selon une source proche du dossier, l'accident s'est produit à 11h25 au sud de l'aérodrome.
Pas de victime collatérale
Toutes les personnes à bord sont décédées. «Il n'y a pas de victimes collatérales», a ajouté le préfet. L'engin s'est écrasé sur une zone herbeuse à proximité de la piste, non loin d'une zone d'habitation et de deux routes, a constaté un correspondant de l'AFP.
Une cellule d'urgence médico-psychologique est «en train de prendre en charge plusieurs proches des victimes qui étaient présentes sur l'aérodrome» au moment de l'accident, ainsi que des «témoins de l'accident», a déclaré Yves Séguy.
«Nous attendons l'intervention des services de l'identité judiciaire pour procéder aux constats d'usage», a-t-il encore indiqué. Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez devait quant à lui se rendre sur les lieux de l'accident en fin d'après-midi, selon son entourage.
Enquête ouverte
Une enquête va être ouverte pour clarifier les circonstances de l'accident. «L'association d'aide aux victimes a également été saisie pour la prise en charge des personnes victimes de cet accident», a précisé le procureur de la République adjoint de Nancy, Amaury Lacôte.
L'accident a nécessité l'intervention de 50 pompiers avec 25 engins. Les services de police se sont également «mobilisés en masse, ainsi que l'association de sécurité civile», a précisé le préfet. La police a appelé sur le réseau social X à «éviter impérativement» le secteur et de ne pas se rendre sur place «afin de laisser l'accès libre aux secours et forces de l'ordre».