Un an après le drame
Les bouleversantes révélations sur les derniers instants de Laura Dahlmeier

Un an après la mort de Laura Dahlmeier au Pakistan, un documentaire dévoile de nouveaux témoignages sur ses derniers jours. Des alpinistes avaient tenté de la dissuader de gravir le Laila Peak en raison des conditions.
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Après sa carrière de biathlète, Laura Dahlmeier s'est découvert une passion pour l'alpinisme.
Photo: Instagram/laura_dahlmeier
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Ramona Bieri

Un an après sa disparition, Laura Dahlmeier continue d'émouvoir le monde du sport. Le 28 juillet 2025, l'ancienne reine allemande du biathlon est décédée dans un accident de montagne au Pakistan. Elle n'avait que 31 ans. Accompagnée de sa partenaire de cordée Marina Krauss, Laura Dahlmeier tentait l'ascension du Laila Peak, dans le massif du Karakorum. Mais les conditions météorologiques se sont brutalement dégradées et les deux alpinistes ont décidé de faire demi-tour.

Lors de la descente, alors qu'elles s'étaient encordées dans un passage particulièrement escarpé, une chute de pierres s'est produite. Laura Dahlmeier a été touchée à la tête et est restée suspendue à la corde, sans vie. Sa partenaire n'a pas pu lui porter secours, de nouveaux éboulements continuant de dévaler la montagne. Marina Krauss a immédiatement donné l'alerte, mais les secours sont arrivés trop tard.

«Il y avait sans cesse des avalanches»

Un an après le drame, de nouveaux témoignages reviennent sur les derniers jours de Laura Dahlmeier dans le Karakorum. Dans le documentaire de ServusTV intitulé «Laura Dahlmeier… un pas de trop», l'alpiniste espagnole Maria Martin raconte sa rencontre avec l'Allemande et sa partenaire de cordée.

Présente depuis plusieurs semaines au camp de base, Maria Martin s'était étonnée de les voir arriver malgré les conditions. «Le temps était extrêmement instable. Nous avions peut-être deux heures de soleil par jour, le reste du temps, il pleuvait», se souvient-elle. «Au camp de base, il y avait sans cesse des avalanches, des chutes de pierres et de glace.» Pour elle et son compagnon de cordée, une ascension était tout simplement trop dangereuse. Elle affirme avoir tenté d'en convaincre Laura Dahlmeier autour d'un thé.

«Dans un anglais approximatif, j'ai essayé de lui expliquer que c'était dangereux, impossible.» Pour appuyer ses propos, elle lui a même montré des photos des avalanches. Cette conversation a eu lieu quatre jours avant l'accident. Malgré ces avertissements, Laura Dahlmeier et Marina Krauss ont maintenu leur projet. Alors que les autres alpinistes quittaient le camp de base, elles ont poursuivi leur ascension. «Les plus grosses avalanches ne se sont déclenchées qu'après le départ de Laura», raconte Maria Martin.

«Toutes les possibilités ont été étudiées»

Le documentaire donne également la parole à Alan Rousseau, qui a participé aux opérations de secours. Très ému, il raconte le moment où l'équipe a localisé le corps lors d'un survol en hélicoptère. «Nous avons d'abord aperçu la tente, puis le corps sans vie de Laura.» Tout autour, la neige avait noirci sous les pierres, la boue et les débris qui avaient continué à dévaler la montagne dans les heures et les jours suivant l'accident.

Malgré cette découverte, les secours ont renoncé à récupérer le corps. «Nous avons étudié toutes les possibilités pour atteindre la zone», explique Alan Rousseau. «Mais chacune d'entre elles aurait demandé beaucoup de temps.» Les chutes de pierres se poursuivaient sans interruption et l'opération aurait duré plusieurs heures. «Une chose était claire: toute personne qui se serait engagée dans cette zone aurait mis sa propre vie en danger.»

En accord avec les parents de Laura Dahlmeier, il a donc été décidé de laisser son corps sur la montagne. C'était également le souhait de l'ancienne biathlète, qui ne voulait pas que d'autres personnes risquent leur vie pour récupérer son corps.

Une passion devenue sa seconde vie

Après avoir mis un terme à sa carrière de biathlète à seulement 25 ans, Laura Dahlmeier s'était pleinement consacrée à l'alpinisme. Au cours de sa carrière, l'Allemande avait remporté deux titres olympiques et sept titres de championne du monde en biathlon. Elle était ensuite devenue consultante pour la chaîne allemande ZDF et exerçait, depuis 2023, comme guide de montagne et de ski diplômée.

Moins d'un an avant sa mort, elle avait établi un record de vitesse lors de l'ascension de l'Ama Dablam, un sommet de l'Himalaya, au Népal. Considérée comme une alpiniste expérimentée et parfaitement consciente des risques de la montagne, Laura Dahlmeier aura finalement perdu la vie en pratiquant la passion qui l'animait.

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